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Les n°29 de Dynamiques. Histoire sociale en revue est en ligne!

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Dans le paysage des travailleurs et travailleuses qui ont un sous-statut, les étudiants travailleurs occupent une place à part et non négligeable sur le marché du travail. Ils sont tout autant exposés aux risques liés au travail salarié, mais c’est une main-d’œuvre bon marché pour les employeurs : moins de cotisations patronales, plus flexibles, moins de protection sociale… Ils sont de fait mis en concurrence avec les salarié.e.s classiques, certaines entreprises (notamment dans les secteurs du commerce, de l’HORECa) n’hésitant pas à recourir davantage à leurs bras plutôt qu’à des travailleurs et travailleuses mieux protégés par la sécurité sociale et pour lesquels les coûts patronaux sont plus élevés. Dans un processus au long cours de déstructuration du monde du travail, l’actuel gouvernement (N-VA, MR, Les Engagés, Vooruit, CD&V) gonfle encore le nombre d’heures de travail autorisées pour les étudiants travailleurs (650 heures), ce qui, à ses yeux, semble être un bon moyen pour lutter contre la précarité étudiante. Mais les fédérations d’étudiant.e.s, les organisations syndicales, les mouvements de jeunesse disent le contraire car dans ce paysage, une question reste importante : les étudiant.e.s ne doivent-ils pas consacrer leur temps à étudier, à leur formation, plutôt qu’aux moyens pour financer leurs études ?
Cette réalité n’est pas neuve, mais elle s’accentue au fil des législatures. Elle pose en substance l’enjeu de la défense d’un droit culturel fondamental : le droit à l’instruction, un combat fondamental dont se saisit le mouvement ouvrier dès le 19e siècle. Dans ce numéro de Dynamiques, découvrez les constats et les stratégies de lutte pour répondre à un enjeu : quels dispositifs mettons-nous en œuvre pour favoriser l’instruction, la défense des droits et l’émancipation individuelle et collective des jeunes ?
Bonne lecture !


Jean-François Heinen nous a quittés ce 18 novembre 2025, jour de son septantième anniversaire. Assistant social de formation, Il a été un responsable de la Mutualité Saint-Michel à Bruxelles et un militant de la Fédération bruxelloise du Mouvement ouvrier chrétien.
Né à Saint-Josse le 18 novembre 1955, il est le fils de Marie-Thérèse Collard (1920-1997) et de Jean Heinen (1920-2012), journaliste et directeur de quotidien du mouvement ouvrier chrétien La Cité. C’est donc tout jeune que Jean-François fréquente les organisations sociales chrétiennes. Il devient animateur dans les plaines de jeux et les camps de vacances organisés par Jeunesse et Santé, le mouvement de jeunesse des mutualités chrétiennes. Le social l’intéresse. Dès le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, il opte pour la section Sciences humaines qui vient de s’ouvrir à l’Institut saint-thomas à Bruxelles. Il poursuit sur cette voie en entamantdes études d’assistant social à l’institut Cardijn (aujourd’hui HELHA) et les finalisera à l’Institut supérieur de formation catholique (ISFC) situé à rue de la poste 100 à Schaerbeek (aujourd’hui, ISFC) où la mixité vient d’être introduite. Jean-François présente en 1978 un travail de fin d’étudesconsacré à son expérience d’animateur : Animer « Jeunesse et santé », pour qui ? Pour quoi ? (1978).
Objecteur de conscience, il fait son service civilau mouvement de jeunesse de la mutualité avant d’être engagé comme permanent et formateur. À ce titre, il représente au Conseil de la jeunesse catholique (CJC) « Jeunesse et Santé » qui est affilié depuis 1976. Le CJC est une coordination des organisations, mouvements et services de la jeunesse catholique francophone de Belgique, reconnue par l’épiscopat belge. Élu à la présidence en 1983, il exercera ce mandat jusqu’en 1986.Atteint par la limite d’âge du décret sur les organisations de jeunesse pour rester permanent, il trouve naturellement sa place à la Mutualité Saint Michel-Sint-Michiels Bond de Bruxelles-Halle-Vilvorde où il a en charge l’animation locale et la responsabilité des « mouvements éducatifs » pour la branche francophone, c’est-à-dire jeunesse et santé (devenu Ocarina), Aide aux malades, Union chrétienne des pensionnés (UCP-aujourd’hui Enéo et Enéosport) ainsi que l’Action chrétienne des Invalides et handicapés (ACIH-aujourd’huiAltéo).
Fin des années 1990, il accompagne la scission de cette mutualité unitaire et bilingue en deux mutualités. Il contribue à la mise sur pied de la nouvelle mutualité bruxelloise Saint-Michel (la 135) qui démarre en 2002. Membre du comité de direction, il en sera le « notaire » et le garant de la conformité des statuts aux textes législatifs et aux ajustements demandés par l’Office de contrôle des mutualités, un travail essentiel qui permet de consolider les assises de la nouvelle mutualité.
Engagé, précis, organisé, il met ses compétences et ses connaissances au service de cette nouvelle mutualité et plaide pour le respect des valeurs essentielles de la charte mutuelliste : solidarité, intégration de tous et toutes, justice et participation. Il en devient le directeur socio-éducatif et gère avec son équipe, l’animation du mouvement mutuelliste. Les élections mutualistes en 2010 seront un moment fort de cette expérience de démocratie directe que la mutualité Saint Michel promeut. La mutualité est aussi une administration avec des procédures à respecter pour garantir la sécurité de ses services aux membres, dans un environnement qui fait la part belle aux technologies et aux interfaces digitales, Jean-François Heinen veillera en permanence, à ce qu’elle reste accessible, proche des préoccupations et des besoins de ses membres. Pour lui, la solidarité n’est pas un mot vide de sens. C’est une valeur cardinale dont il rappelle sans cesse la teneur. Sa connaissance de la mutualité l’amène à exercer différents mandats au sein d’ASBL médico-sociales comme la présidence d’un centre Psycho-médical-social (CPMS) et la direction par intérim d’un service de la mutualité, l’Aide et soins à domicile (ASD).
Il représente la mutualité Saint Michel dans les instances de la Fédération bruxelloise du Mouvement ouvrier chrétien avec qui il partage les actions et réflexions, mais siège également comme représentant du MOC, au Pouvoir organisateur du Centre scolaire les éperonniers- Mercelis (Bruxelles-Ixelles).
En 2019, il est retraité, mais dès 2016, il rejoint le Gang des vieux en colère ainsi que la chorale « Buena vida Social Band » du Centre national de la coopération au développement (CNCD) où amoureux de la bonne chanson engagée, il peut exercer ses talents de musicien et de chanteur. La chorale qui fête en 2025, ses dix ans d’existence,est présente dans toutes les manifestations. Jean François répond présent et accompagne tous les combats d’aujourd’hui : l’opposition au Traité de libre-échange transatlantique (TTIP) ou l’Accord économique et commercial global (CETA), ou la justice fiscale, la protection sociale, la lutte contre la violence, la défense de la paix, les mobilisations pour l’accueil des réfugiés ou les marches « Urgence pour le climat ». La choraleperd un ténor, mais sa voix raisonnera encore en unisson,aux chants de luttes et de solidarité internationale.
Marie-Thérèse COENEN, 15 décembre 2025

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Après presque deux ans de travail, le CARHOP est fier de vous présenter son dernier ouvrage, fruit d'une collaboration avec le Centre vidéo de Bruxelles. Immergez vous dans le monde du cinéma!
CVB : 50 ans de cinéma, 50 ans d'engagement
Recherches et rédaction 🖊 : Amélie Roucloux & Julien Tondeur Depuis 1975, le Centre vidéo de Bruxelles (CVB) révèle le réel. Né dans l’effervescence post Mai 1968, porté par l’élan de la démocratie culturelle et des luttes sociales, le Vidéobus — camionnette équipée de matériel de vidéo légère — sillonne les quartiers populaires de Bruxelles pour « rendre la parole au peuple ». Cinquante ans plus tard, cette intuition fondatrice irrigue toujours les films collectifs, documentaires d’auteur.e.s et dispositifs d’éducation permanente produits au CVB. Cet ouvrage retrace, pour la première fois, une histoire complète et critique du CVB, depuis les années pionnières jusqu’aux mutations institutionnelles, esthétiques et politiques contemporaines. Il explore les tensions qui traversent l’institution : participation versus exigence artistique, animation en atelier versus Atelier de production, fragilité financière versus ambition sociale et créatrice, mémoire militante versus professionnalisation croissante. S’appuyant sur un vaste corpus d’archives filmées et écrites, mais aussi sur une série d’entretiens avec des protagonistes clés — cinéastes, technicien.ne.s, ancien.ne.s responsables, membres du comité d’accompagnement du projet — l’analyse fait émerger une histoire polyphonique, vivante et incarnée. Les films, près de huit cents titres, deviennent ici documents historiques à part entière, révélateurs des transformations de Bruxelles, des luttes sociales, des pratiques culturelles et des politiques publiques. Structuré en quatre parties chronologiques couvrant les grands moments de l’histoire du CVB, le livre montre comment l’association se réinvente au fil des décennies, tout en gardant le cap sur son projet politique initial : faire du cinéma un outil d’émancipation individuelle et collective. Deux discussions thématiques, entre équipe d’hier et d’aujourd’hui, dévoilent les ponts nécessaires entre passé et présent pour envisager le futur. Une traversée de cinquante ans d’images, de pratiques et d’engagements qui raconte autant l’histoire du CVB que celle des transformations sociales, culturelles, institutionnelles et politiques de Bruxelles.
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Les n°27 et 28 de Dynamiques. Histoire sociale en revue est en ligne!
Il souffle un air de « déjà vu » ou de « déjà entendu » dans les médias. Fusion des groupes de presse en Belgique, galaxies Bolloré, Arnault, Saadé et consorts en France ; des médias du service public et du secteur privé qui peinent à mener un véritable travail d’information et d’éducation permanente, quand ils ne sont pas complètement à la botte du pouvoir. Le tout couronné par des Exécutifs aux élans autoritaires, qui, sous couvert de réductions budgétaires, sabrent dans le pluralisme des médias : les télés locales en font les frais en Fédération Wallonie-Bruxelles. Nos contemporain.e.s n’ont rien inventé : l’histoire du 20e siècle regorge d’empires médiatiques constitués en vue de façonner les esprits et de miner la démocratie.
La résistance existe pourtant, multiple, prête à pourfendre les évidences et les mensonges du pouvoir, engagée à mener un véritable travail d’information, d’éducation permanente, mais aussi de divertissement, auprès d’un large public. Dès la fin des années 1970, les premières radios libres s’implantent en Europe, sur l’exemple des États-Unis. Elles sont d’abord clandestines, avant de s’inscrire durablement dans le paysage socioculturel ; elles portent « d’autres voix », celles de personnes généralement invisibilisées, celles des mouvements sociaux.
Dans le cadre du chantier de recherches qu’il mène depuis deux ans autour des médias et des mouvements sociaux, le CARHOP vous propose un double numéro sur les radios libres. Le numéro 27 retrace la vague des radios libres et le combat qu’elles mènent pour la libéralisation des ondes. Le numéro 28, dans un étroit dialogue avec le précédent, rassemble cinq récits de radios, pour lesquels des acteurs et actrices de cette histoire ont pris la plume. Au-delà de cette histoire vivante, ils sont aussi une invitation à écouter ces radios. Ce projet a aussi été l’occasion de mettre la main sur une mine d’informations : de nouvelles archives ont intégré les fonds et collections du CARHOP, grâce aux rencontres avec ces militant.e.s qui informent, sensibilisent et mènent un travail d’éducation permanente sur les ondes.
Il y a 50 ans, les radios libres ont pu bénéficier des évolutions technologiques pour émettre facilement auprès d’un large public. Après la publication de près de 25 numéros, le CARHOP est entré dans un processus d’évaluation et de refonte de sa revue Dynamiques, histoire sociale en revue, en tenant compte des pratiques de consultation et des technologies disponibles. De nouveaux outils de recherche ont été introduits, l’esthétique a été discutée et repensée, le tout dans l’optique de renforcer notre impact en termes de transformation sociale. C’est donc à l’occasion d’un double numéro consacré aux médias, que nous sommes fiers de vous présenter notre nouveau Dynamiques. Que toutes celles et tous ceux qui ont travaillé d’arrache-pied pour penser et construire ce beau projet en soient remerciés. Bonne lecture !
Bonne lecture !


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Journée d'études Politique :
Les corps intermédiaires dans le champ démocratique aujourd'hui : menaces et défis
La concertation sociale, dans laquelle s'inscrivent les corps intermédiaires, est un élément essentiel de la démocratie, car au travers de celle-ci se jouent dialogue et rapport de force entre les élu·es politiques et les citoyen·nes représenté·es par des organisations de la société civile. Or, désormais, de plus en plus de corps intermédiaires sont critiqués par la droite et questionnés dans leur pouvoir de transformation sociale. Quelle est encore aujourd'hui la capacité des corps intermédiaires à agir comme des leviers de transformation vers une société socialement juste ?
Cette journée d'étude politique se propose de donner des clés de compréhension pour mieux cerner ce que sont les corps intermédiaires et leur rôle au sein de la concertation sociale, dans un contexte marqué à la fois par un désir de démocratie participative et par une droitisation de la société. Elle sera également l'occasion de mutualiser en MOC les questions qui se posent dans différents lieux de concertation sociale aujourd'hui.



Le n°26 de Dynamiques. Histoire sociale en revue est en ligne!
"Les maisons médicales, le droit à la santé pour tous et toutes!
Panorama d'initiatives inspirantes "
Soyez riches, vous vivrez plus longtemps et en meilleure santé ! Quant aux plus précarisés... À gros traits, il s’agit là du principal constat d’une étude de la Mutualité chrétienne, parue le 23 mai dernier[1]. Les facteurs sont divers et variés : accès différencié à l’information sur les soins de santé, part des soins médicaux dans les revenus des ménages, accentuation de la pénibilité des conditions de travail, impact des métiers exercés sur l’invalidité, environnement social, etc.[2]. Autant de facteurs sur lesquels une politique de santé purement curative et inscrite dans la marchandisation des services collectifs les plus élémentaires ne peut agir.
À l’autre bout du spectre, depuis plus de 40 ans, les maisons médicales repensent le droit à la santé et les stratégies collectives à mener. En choisissant les territoires où elles s’ancrent, en travaillant avec leur patientèle les facteurs impactant leur santé, en tissant leur action dans un réseau associatif aux multiples ramifications, en se coalisant, y compris avec d’autres secteurs qui influencent directement ou indirectement la santé des patient.e.s, en cassant les freins à l’accès à une médecine préventive, autrement moins coûteuse, les maisons médicales font le choix politique d’un droit à la santé pour tous et toutes.
Au travers des articles de ce numéro de Dynamiques, plongez-vous dans le quotidien de quelques maisons médicales, dans leurs spécificités, mais aussi dans ce qui les relie, entre elles, mais aussi avec leur patientèle.
Bonne lecture !
[1] La Mutualité complète ce constat avec des pistes d’actions à mener pour détruire cette logique.
[2] BURGRAFF é., « Quand la pauvreté rend malade », Le Soir, 23 mai 2025.

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Hommage à Jules Fafchamps
Jules Fafchamps vient de nous quitter, ce mercredi 9 avril 2025, à l’âge de 94 ans. Il fait partie de la dynastie des Fafchamps, trois générations de militant.es. Plusieurs de ses membres ont marqué l’histoire des organisations ouvrières chrétiennes tant au niveau local que national et international. Ce sont aussi trois générations passées par l’école sociale devenu l’institut Cardijn : Joseph, en 1923-1924, Jules qui obtient son diplôme d’assistant social en 1957, Pierre en 1978 ! Cela ne s’invente pas.
Né à Grivegnée, le 29 octobre 1932, sa formation est le conservatoire. Dans ses temps de loisirs, Jules est aussi un pilote de bateau et a traversé les mers à la voile.
En 1954, il est engagé à la CSC de Liège. D’octobre 1958 à juillet 1961, il séjourne, avec sa famille, au Congo à Bukavu (Kivu) où il est chargé de lancer le syndicalisme chrétien au Congo, au Rwanda et Burundi. Cette expérience il l’a raconté dans un récit témoin publié par le CARHOP : la CSC et le MOC dans le Kivu, le Rwanda et le Burundi de 1958 à 1961 : Échange de lettres entre Jean Brück et Jules Fafchamps, dirigeants syndicaux, Carhop, 2009 (épuisé). Mais voir l’article : https://www.carhop.be/images/congo_belge_j.fafchamps_2010.pdf
À son retour en 1961, il est nommé à la Centrale des Métallurgistes de Charleroi et en 1963, il devient permanent national à la CSC. En 1979, il succède comme responsable francophone de la presse et de la propagande, à son patron, Hubert Dewez, poste qu’il occupe jusqu’à sa préretraite, en 1990.
Nos pensées vont à toute la famille Fafchamps et à ses proches.

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À vos agendas !
Le CARHOP est partenaire du Festival Création-Factori
"Terres de verre...de Charleroi à Momignies"
Paroles, vécus, luttes et créations
Du 23 au 28 avril 2025
Pour la deuxième édition de son festival, le Collectif CREATION (Centre de ressources, d'animation et d'innovation sur le travail, l'histoire sociale, la reconversion et l'insertion), dont fait partie le CARHOP, a décidé de mettre en valeur un sujet incontournable de l'histoire sociale, ouvrière et industrielle de nos régions : le verre.
Dès le début du XIXe siècle, le territoire de Charleroi Métropole, grâce à un développement rapide, devient, en effet, l'un des premiers pôles industriels verriers les plus importants au monde.
Cet essor s'accentue de manière vertigineuse durant les années 1880 grâce à l'installation des premiers fours à bassin qui permet une production toujours plus importante de verre à vitre. Mais cette prospérité économique est également accompagnée de grandes tensions sociales... l'Union verrière, fondée en 1882 à Lodelinsart, est d'ailleurs le premier syndicat véritablement structuré de la grande industrie wallonne! À partir des années 1960, le secteur connaît un lent déclin, qui sera accompagné de nombreuses pertes d'emploi, mais aussi de résistances ouvrières à une fatalité annoncée... Le secteur a finalement survécu à Charleroi, notamment autour de la conception et la fabrication d'un verre ultrafin isolant utilisé dans le bâtiment, mais aussi à Momignies, où la verrerie créée en 1898, poursuit aujourd'hui ses activités, en tant que filiale du groupe Gerresheimer, dans la production de verre cosmétique.
Grâce à une dynamique collaborative entre Momignies et Charleroi, le Collectif CREATION a le plaisir de vous proposer différentes activités coconstruites en vue de faire honneur à la très riche histoire du verre dans nos régions en s'intéressant aux trajectoires de vie des ouvriers qui ont mené à divers mouvements de luttes mais également en rendant hommage aux incroyables productions qui faisaient - et font encore - la fierté des travailleurs et travailleuses du verre.
Infos et inscription :
Pour des questions de logistique, la bonne organisation pratique et les réservations de catering, nous vous rappelons l’absolue nécessité de vous inscrire aux différentes activités via le lien : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScHU22XZUK25tYLR51v-W0DAnpQZLANn31d9Cw7F-4NdLwDkA/viewform
Si vous deviez vous inscrire par groupe, nous proposons que vous renseigniez sous la première question vos coordonnées (nom + prénom + institution + nombre d’accompagnants à ajouter en sus de votre propre participation).
Pour en savoir plus :
- Programme complet (recto) - (verso)
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Pour rappel, le CARHOP à édité les actes du colloque Création Factori de 2023 :
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Mobilisations collectives et dynamiques d'accès au pouvoir d'achat Actes de colloques Creation-Factori |
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En réunissant des acteurs issus des mondes de la recherche, de l’éducation permanente, de la conservation et de la valorisation des archives, le collectif CRÉATION initié à l’automne 2020 entend mobiliser l’histoire pour éclairer des enjeux sociaux contemporains, tels que les évolutions du travail, de l’insertion et de la reconversion professionnelle et territoriale. Au début de l’année 2023, le travail collaboratif du collectif débouche sur l’organisation d’un premier festival intitulé « Pouvoir d’achat et mobilisations populaires. Révolte au Moulin de Marchienne », organisé autour d’une page de l’histoire sociale relativement méconnue, celle des événements survenus à Marchienne en février 1867. L’élément déclencheur de la révolte - le pillage du moulin à la suite de l’augmentation du prix des denrées alimentaires - résonne avec les difficultés d’accès au pouvoir d’achat aggravées suite à la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine, qui provoquent une augmentation des prix des biens de consommation courante et de l’énergie, donc une baisse du pouvoir d’achat des ménages. Du 8 au 16 février 2023, le festival est ponctué d’un événement scientifique, d’un ciné-débat, d’une pièce de théâtre, de balades historiques et contées, mais aussi d’expositions et d’ateliers créatifs organisés en collaboration avec les acteurs de l’enseignement, les publics des maisons de jeunes et de l’insertion socioprofessionnelle. Ce sont les communications des historiens, historiennes et des sociologues, effectuées lors des deux premiers panels de l’événement scientifique organisé au Musée de la Photographie de Charleroi, le 8 février 2023, qui sont valorisés sous forme d’articles au cœur du présent ouvrage. CRÉATION, pour Centre de ressources, d’animation et d’innovation sur le travail, l’histoire sociale, la reconversion et l’insertion, est un chantier centré sur des initiatives de valorisation du patrimoine social, matériel et immatériel. Il est développé dans le cadre des orientations de développement stratégique du territoire de Charleroi Métropole. Le carnet est disponible au prix de 13€ au CARHOP, vous pouvez le commander via l'adresse info(at)carhop.be. Il est également disponible en format PDF via nos analyses 2024 |
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