3.
1848-1883 :
L'élargissement progressif de l'électorat

Quelques voix s’élèvent en vain pour protester contre cette situation. Il faudra attendre 1848 pour que les parlementaires, craignant la contagion de l’agitation sociale secouant la France, votent l’abaissement du cens à son minimum constitutionnel qui est de 20 florins. Le cens des villes et des campagnes, jusque-là différent, est uniformisé. Malgré cela, le pays ne compte toujours que 79.000 électeurs, soit 2% de la population.

En 1870, face aux prises de position des partisans du suffrage universel, une loi abaissant le cens à 20 francs pour les élections communales est votée. De 100.000, le nombre d’électeurs passe à 200.000 pour les provinces et à 300.000 pour les communes. En août 1883, le cabinet libéral Frère-Orban introduit le vote capacitaire pour les élections communales et provinciales.

DEFUISSEAUX Léon, Les hontes du suffrage censitaire, Bruxelles, 1887 (Collection Carhop)

 



(AGR Mons, Cliché Carhop)

Un futur électeur préparant son examen afin
de devenir capacitaire dans DEFUISSEAUX Léon ,
Les hontes du suffrage censitaire, Bruxelles, 1887
(Collection Carhop)




12 • 3 • 4 5678 9 10111213 14151617 18192021 22 23
© 2005 CARHOP
Accueil SommaireBibliographie
Retour