Les défis de l’énergie. Histoire des politiques énergétiques en Wallonie. 1950-1990

Cette publication est la synthèse des recherches menées dans le cadre du projet d'archivage des documents de la Direction de la Région wallonne ayant en charge l'énergie. Il s'agit de retracer une cinquantaine d'années de mise en place de politiques énergétiques nationales qui ont largement favorisé l'énergie nucléaire et les conséquences sur la Wallonie en train d'amorcer son déclin charbonnier. La régionalisation a donné naissance à de nouvelles réflexions, à de nouveaux projets comme le chauffage urbain mais également à l'instauration d'une politique d'utilisation rationnelle de l'énergie. En ces nouvelles périodes de crise énergétique, le potentiel wallon est redécouvert et des solutions alternatives se projettent : énergie verte, biométhanisation, gazéification,... et pourquoi pas le retour au chauffage urbain ?
L'histoire de ces expériences passées et parfois oubliées redynamisent la réflexion actuelle.

Florence Loriaux
CARHOP, Bruxelles, 2010, 96 p., 19x26,5


Santé chez soi, un combat quotidien

L'asbl de soins et d'aides à domicile «Santé chez Soi» fête son 25ème anniversaire. Très présente dans Schaerbeek, l'association souhaitait lors de son colloque organisé le 1er octobre 2010 présenter le travail au quotidien. Le Carhop a été chargé de réaliser un reportage photographique sur le quotidien des travailleurs ainsi qu'une exposition retraçant l'histoire de l'association et les enjeux du secteur des soins à domicile qui connaît un véritable accroissement en raison du vieillissement de la population. Cette publication se situe dans le prolongement de la rencontre. En textes, en témoignages et en images, elle relate le combat des travailleurs de l'asbl «Santé chez Soi», au quotidien.

Anne De Keyser
CARHOP, Bruxelles, 2010, 56 p., 19x26,5


Evelina, une histoire de l'immigration.

À travers les souvenirs d’Evelina, Santina Bruni Cuoco, auteur de la biographie, nous fait revivre l’atmosphère et le charme d’un monde paysan d’autrefois auquel viennent se greffer les émotions, les sentiments, les succès et les souffrances d’un parcours de vie bariolé.

«Les mémoires individuelles ne sont pas uniquement un témoignage de vie,
mais aident à enrichir la mémoire de tous. Ils font, dès lors, partie du patrimoine culturel
d’une communauté qui se reconnaît comme telle grâce à cette mémoire commune.»

 

CARHOP, Bruxelles, 2011, 132 p., 20,5x14,5 • 5 €


Du Bon Pain à Contre Vents et Marées. Bien plus qu'une histoire de murs.

Pendant près de 85 ans, la Société anonyme d'alimentation Le Bon Pain a fourni aux habitants d'Auvelais et des environs divers produits de boulangerie, de laiterie, d'alimentation générale et d'usage agricole. Aujourd'hui, les bâtiments sont occupés par l'asbl Contre Vents et Marées. C'est à l'occasion de la rénovation du site que Contre Vents et Marées a fait appel au Carhop pour recueillir la mémoire de celles et ceux qui ont travaillé au Bon Pain quelques années plus tôt. De cette collaboration sont issus un site Internet (www.contreventsetmarees.be) ainsi que la présente publication.
Cette publication retrace l'histoire du Bon Pain éclairée par les témoignages d'anciens travailleurs et présente le projet de Contre Vents et Marées qui donne aujourd'hui une nouvelle vie à ce patrimoine industriel.

Céline Caudron
CARHOP
, Bruxelles, 2010, 47 p., 19x26,5 • 5 €


Salaires de femmes et trajectoires de vie. Les nœuds de la discrimination

À ce jour, de nombreux travaux revisitent l’histoire du travail des femmes mais paradoxalement, il n’existe aucune synthèse sur l’histoire des salaires féminins. La mécanique salariale belge est devenue tellement complexe que, sans remise en contexte, les données chiffrées sont peu parlantes pour l’observateur. Ce constat nous amène à proposer un outil pédagogique pour construire progressivement une histoire des salaires féminins, à partir de la collecte de témoignages. Lier les récits de vie et les salaires permet de poser des mots – des mots de femmes en l’occurrence –, sur les chiffres. Or en Belgique, c’est le silence et la discrétion qui entourent les salaires. Entre collègues, entre amis et même dans la famille ou le couple, qui sait ce que l’autre gagne vraiment ? Or, la confrontation du système salarial à la vie des femmes et à leur parcours professionnel sur la longue durée, montre que cette articulation reste, pour elles, discriminatoire. C’est dans les croyances, les récits, les histoires et les représentations que l’on décèlera encore les nombreux germes de l’inégalité persistante entre hommes et femmes.

Anne Dolorès Marcelis
CARHOP
, Bruxelles, 2010, 70 p., 19x26,5 • 10 €


Le Comité régional bruxellois de la CSC. Vingt-cinq ans et autant de défis !

L’histoire du Comité régional bruxellois a été marquée par le conflit, et le restera sans doute. Ce n’est pas en soi un problème. Elle a aussi été marquée par la négociation, appuyée sur un rapport de force.
Chacun sait que les conceptions sur Bruxelles font dans notre société l’objet de divergences profondes. L’action syndicale interprofessionnelle à Bruxelles n’a pas échappé à ces conflits. C’est la raison d’être et le mérite des instances démocratiques de permettre à ces divergences de s’exprimer et de se négocier dans des débats débouchant sur des prises de position et si possible dans la recherche d’un consensus. Le Comité régional bruxellois a été et reste l’unique point d’appui permettant aux Bruxellois des deux communautés linguistiques de prendre leur place dans leur organisation, d’entretenir des relations structurées avec la CSC flamande ainsi qu’avec la CSC wallonne et de permettre à la CSC de prendre toute sa place à Bruxelles.

Jacques Debatty

CARHOP, Bruxelles, 2010, 80 p., 19x26,5 • 5 €


La Cité • 45 années de combat quotidien
Avant-propos de Xavier MabillePostface de Jean-Jacques Jespers

Un journal se définit par un projet, par l’équipe qui le porte, par le contenu qu’elle lui donne. C’est le sujet même de ce livre. Un journal se définit aussi par le public qu’il vise et la relation qu’il entend établir avec lui. Ce pourrait être le sujet de cet avant-propos. À la Libération, la presse quotidienne s’est enrichie en Belgique de plusieurs titres nouveaux qui n’auront pas tous la même longévité. Quand son premier numéro sort de presse, le 1er octobre 1950, La Cité apparaît déjà comme appartenant à une autre génération de journaux.
La Cité visait «l’analyse critique de la société, la stimulation d’initiatives démocratiques et collectives, le développement de la citoyenneté active (…)» pour citer, sans commettre d’anachronisme je crois, le décret de 2003 sur l’éducation permanente. Le langage a certes changé depuis cette époque mais c’en était déjà bien l’esprit. Et, en la matière, l’esprit est essentiel.
La Cité ne fut jamais un journal de très grande diffusion. Mais le type de public visé et effectivement atteint et le type de relation entretenue avec lui marquèrent toute son histoire dès les années de lancement.

Xavier Mabille

Marie-Thérèse Coenen • Jean-François Dumont • Jean Heinen • Luc Roussel • Paul Wynants,
CARHOP-CRISP, Bruxelles, 2010, 206 p., 16x23,5 • 22 €


L'énergie, un accès pour tous ?
Actes du Colloque du 11 avril 2008

Depuis une vingtaine d’années, la Coordination Gaz-Électricité-Eau Bruxelles est constituée de représentants d’organisations sociales, culturelles et de partis politiques avec l’objectif de défendre et de promouvoir le droit de l’accès effectif pour tous à l’électricité, au gaz et à l’eau. Groupe de pression pluraliste, il préconise la recherche de solutions collectives dans le maintien de la solidarité et le soutien aux catégories démunies de la population.
À l’occasion de l’archivage des documents de la CGEE par le Carhop, les deux associations ont proposé une journée de réflexion sur les enjeux actuels de l’accès à l’énergie pour tous alors que la libéralisation des marchés de l’énergie promettait des prix plus bas et un meilleur service.

Cette publication reprend les échanges de cette rencontre.

CARHOP, Bruxelles, 2009, 80 p., 17,5x22, 15 €



Histoire d’un acquis : l’allocation de chômage

De la bienfaisance au système actuel d’assurance chômage obligatoire fondé sur la solidarité sociale,
ce dossier retrace l’évolution des diverses interventions en faveur des chômeurs du dix-neuvième siècle à nos jours.
Illustré et complété par de nombreux documents annexes, il revêt un intérêt tant historique que pédagogique.

FEC-CARHOP, Bruxelles, 1986, 47 p., A4.

Épuisé (disponible à la consultation)


Les syndicats et les immigrés. Du rejet à l’intégration

 Quelle a été l’attitude des syndicats face aux migrations, vis-à-vis des étrangers qui arrivent, pleine de bonne foi mais sans aucune connaissance des pratiques de travail et des luttes sociales. Le mouvement ouvrier sera partagé entre le désir de contrôler sévèrement l’arrivée de ces travailleurs qui viennent contrecarrer–du moins le croit-il– son expansion et remettre en question des acquis chèrement obtenus, et la volonté d’exiger les mêmes conditions de travail, de salaire, de vie et d’aspiration culturelle.
Ce livre raconte le passage de l’opposition à l’acceptation et à l’intégration des étrangers dans les structures syndicales. Cette approche de l’histoire du syndicalisme permet de constater qu’une société s’enrichit de ses différences. En cela l’immigration a été une chance pour la Belgique : en premier lieu pour son économie, pour la classe ouvrière ensuite, qui a pu connaître une ascension sociale reportant sur l’étranger les postes de travail les plus dévalorisants. Cet apport démographique a aussi favorisé le rajeunissement de sa population. Enfin, l’immigration a facilité l’insertion de notre pays dans une Europe par essence multiculturelle. Ainsi, le fait migratoire est une adaptation nécessaire au monde d’aujourd’hui et de demain.

Sous la direction de Marie-Thérèse Coenen
EVO-CARHOP-FEC, Bruxelles, 1999, 184 p., 19 x 26,5 - 15 €

 


Enfants-machines. Histoire du travail des enfants en Belgique aux 19ème et 20ème siècles

Actuellement, on estime à au moins 250 millions le nombre d’enfants âgés de 5 à 14 ans exerçant un emploi non seulement dans les pays d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique mais également en Europe. Bien entendu, cette mise au travail d’enfants prend des formes variées qui vont de quelques heures de prestations après l’école, à l’exploitation la plus inhumaine : l’esclavage. On les retrouve dans l’agriculture, dans le travail domestique (intra-familial), dans les mines, les fabriques de céramique, de verres, les fabriques d’allumettes et de feux d’artifices, dans le secteur de la pêche, dans la construction, dans l’industrie alimentaire et l’hôtellerie. Mais, depuis ces dernières années, le commerce du sexe, la prostitution et la traite des enfants se sont également intensifiés sous l’impulsion d’une demande croissante liée à l’extension du tourisme exotique. Face à cette dramatique situation, nous avons tendance à oublier que notre histoire nous renvoie à cette même problématique puisque au 19e siècle, les enfants sont massivement mis au travail. Durant les siècles précédents, le travail des enfants a sans doute aussi existé mais sous des formes moins violentes et moins généralisées. Avec la nouvelle organisation du travail industriel qui s’impose au 18e et surtout au 19e siècle, les enfants se voient attribuer un rôle et une fonction de «véritables petits moteurs».
Il s’agit de comprendre comment nos sociétés, sont arrivées à supprimer le travail des enfants partout (ou presque) où il sévissait naguère, parfois même contre l’avis des parents ? Est-ce la législation de 1889 et son corollaire l’inspection du travail ? Est-ce l’obligation scolaire instaurée en 1914 ? Est-ce l’amélioration des conditions salariales des adultes ? ou encore l’innovation technologique, l’évolution du mode familial ou simplement une forme d’humanisme qui soutient que la place de l’enfant est à l’école? Sans doute est-ce l’action combinée de tous ces facteurs qui a permis de mettre fin à l’exploitation des enfants et ce livre apportera peut-être des éclairages à ces questions posées aujourd’hui dans les campagnes pour l’abolition du travail des enfants.

Florence Loriaux CARHOP-EVO, Bruxelles, 1999, 128 p., 19 x 26,5 - 15 €


Lutter, Rêver, Combattre. Sur les traces des luttes sociales en Wallonie

 Cet ouvrage consacré à la mémoire des luttes sociales en Wallonie permet à un large public de se réapproprier un passé riche en luttes et en innovations sociales en s’appuyant sur le patrimoine monumental au sens le plus large (plaques commémoratives, plaques de rues, Maisons du Peuple, monuments, …).
Le parcours à travers ce petit patrimoine, entreprise ici, invite à porter un regard neuf sur cet héritage. Même humbles, même peu favorisés en ce qui concerne l’esthétique ou la richesse de l’exécution, ces vestiges constituent un authentique patrimoine. Témoins des luttes émancipatrices, des souffrances et des espoirs, ils peuvent aussi contribuer à enraciner les hommes et les femmes dans leur histoire.

En collaboration avec la Fondation Wallonne Humblet
Bruxelles, 2002, 96 p., A4, - 12,50€


Les cadences infernales. Histoire de la pénibilité du travail

 Autrefois, c’était le destin des mineurs de voir leurs poumons se transformer en pierre, des couvreurs de tomber du haut des toits, et des enfants d’avoir leurs membres broyés dans des métiers à tisser. Aujourd’hui, nous identifions ces «fatalités» à des «accidents du travail» et des «maladies professionnelles» que nous trouvons scandaleux, trop nombreux et le travail des enfants, désormais interdit, est considéré comme portant atteinte aux droits de la personne humaine. Ce qui hier encore était naturel, inscrit dans l’ordre des choses, est ressenti comme indigne et inadmissible. Comment savoir en conséquence si les conditions d’exercice d’une activité sont ou ne sont pas normales?
La question, formulée par Matéo Alaluf dans la préface de cet ouvrage, est plus que jamais d’actualité. Aujourd’hui, les conditions de travail se dégradent partout sous la double pression de la compétitivité obligée des entreprises et de la crainte, entretenue ou non, de perdre sa place sur un marché de l’emploi contracté. Les souffrances au travail ont le plus souvent pour nom : stress, fatigue professionnelle ou harcèlement. Il ne s’agit toutefois pas de se borner à comparer simplement l’incomparable. Mais à l’heure où l’on cherche des réponses à apporter aux nouvelles formes de souffrance au travail, il nous a semblé indispensable d’apporter, à travers cet ouvrage, un éclairage historique à cette problématique en replaçant dans leur contexte, les différentes formes qu’a revêtues la pénibilité du travail, leur cause, leurs caractéristiques et leurs conséquences, ainsi que les réponses qui ont été apportées.

CARHOP-FEC, Bruxelles, 2003, 136 p., A4 - 15 €


Questions d'histoire sociale

Six thèmes, introduits par une synthèse historique, sont développés dans cet ouvrage :
Le salaire et les revenus de remplacement, le temps de travail, l’histoire et l’actualité des luttes pour obtenir sa réduction, l’évolution du mouvement syndical et les questions qui se posent à lui aujourd’hui, la grève et les entraves à son libre exercice, les relations collectives et les pratiques de concertation dans les relations économiques et enfin le rôle de l’Etat, depuis le laisser-faire du 19e siècle jusqu’à l’Etat social actif d’aujourd’hui.
Questions d’histoire sociale a été conçu comme outil de formation pour les militants syndicaux, mais il s’adresse aussi à tous ceux dont l’enseignement touche une matière sociale, à tous ceux qui cherchent un éclairage supplémentaire pour appréhender ce qui se passe aujourd’hui.

CARHOP-FEC, Bruxelles, 2005, 256 p., 19x26,5 - 25 €


ADMR L'aide à domicile : un défi permanent

Entreprise d'économie sociale dynamique, l'asbl Aide à domicile en Milieu rural est présente sur le terrain de l'aide à domicile depuis 50 ans.

Elle déploie son activité sur les 5 provinces wallonnes et compte, à ce jour, un millier de travailleurs et une diversité de métiers : aides familiales, gardes à domicile, aides ménagères, assistants sociaux, employés administratifs, personnel de direction.

Acteur privilégié du développement du secteur de l'aide à domicile au cours du demi-siècle écoulé, l'ADMR, à l'aube du troisième millénaire est présent, avec d'autres partenaires, pour relever les nouveaux défis qui se présentent au sein du secteur.

Service de proximité, l'ADMR se veut à l'écoute des besoins et a le souci d'une réponse adéquate et de qualité aux demandes exprimées, dans le plus grand respect des personnes. Elle se veut aussi –faiseuse de liens– entre les différents acteurs en présence.


Bruxelles, 150 ans d’immigration

Depuis le 19e siècle, l’immigration des travailleurs tient une place essentielle dans le développement économique de Bruxelles. Quelle a été leur histoire ? Comment ont-ils vécu cette transhumance ? Quelles difficultés ont-ils rencontrées ? Et enfin, comment ont-ils étés vus et jugés par les Bruxellois de souche ? Ce dossier privilégie l’édition de documents rarement consultables en dehors des bibliothèques et centres d’archives. Ce contact avec les sources d’hier est un tremplin pour analyser la situation présente et pour prendre un tant soi peu de recul, parfois nécessaire.

Michèle Stessel - CARHOP, Bruxelles, 1992 - 8 cahiers thématiques, 141 p., A4. - Épuisé (disponible à la consultation)

Existe également en version néerlandophone sous le titre:
Brussel, 150 jaar immigratie. Pedagogisch dossier voor vormingswerkers - 10 €

 



Cent ans de syndicalisme chrétien, 1886-1986

Le 18 décembre 1886, à Gand, quelques ouvriers du textile fondaient le premier syndicat chrétien :
«De vrije katoenbewerkersbond» (Association libre des travailleurs du coton).
Cent ans après, presque jour pour jour, la Confédération des syndicats chrétiens, la CSC, est devenue l’organisation
syndicale la plus importante du pays, regroupant un million trois cent mille membres.

CSC-CARHOP, Bruxelles, 1986, 168 p., 19 x 17

Épuisé (disponible à la consultation)


La Centrale nationale des employés.
Aperçu historique, 1912-1980.

Cet ouvrage décrit, depuis l’émergence des premiers syndicats d’employés en 1891, les grandes étapes du mouvement employé chrétien francophone, l’évolution de ses objectifs et de ses structures en regard des conjonctures économique, sociale et politique.

Renée Dresse
Études et documentation, service d’études de la CNE,
n°72, octobre 1989, numéro spécial.
CARHOP-CNE, Bruxelles, 1989, 189 p., 15,5 x 23,5 - 11€


Histoire du Mouvement ouvrier chrétien d’Ath-Lessines-Enghien

La région d’Ath-Lessines-Enghien a comme principale caractéristique de se situer à la marge de l’évolution industrielle. Proche des grands bassins tels que Charleroi, La Louvière et Mons-Borinage, elle garde aujourd’hui encore, un paysage essentiellement rural. Sa population a néanmoins de solides racines ouvrières.
Cet ouvrage retrace l’histoire du mouvement ouvrier chrétien dans la région, sa naissance, son évolution, y compris celle de ses organisations constitutives, ses objectifs, ses réalisations et son implication dans une région qui cherche son identité.

Renée Dresse
CARHOP-MOC d’Ath-Lessines-Enghien, Ath, 1992, 142 p., A4 - 15€


Histoire du mouvement ouvrier chrétien à Charleroi. 1886-1990.

Au tournant du siècle, au Pays noir, région fortement industrialisée et dominée par le socialisme, naissent les premières organisations ouvrières chrétiennes dont le promoteur principal est Michel Levie. Mais ces initiatives restent empreinte de paternalisme.
Ce n’est qu’après la première guerre mondiale qu’un véritable mouvement ouvrier s’organise, concrétisé par la ligue régionale des travailleurs chrétiens, et marqué par la figure presque légendaire du leader démocrate chrétien Jean Bodart. C’est que la lutte est rude : en effet, depuis la fin du 19e siècle, les catholiques conservateurs s’acharnent contre la démocratie chrétienne et tentent en permanence d’annihiler un mouvement qui menace ses prérogatives.
Après la guerre de 1940-1945, le Mouvement ouvrier chrétien de Charleroi se reconstruit et construit «Notre maison», symbole de sa présence active dans la région. Parallèlement à l’évolution du mouvement, de ses structures, de ses objectifs et de ses actions, l’ouvrage décrit le développement de ses organisations constitutives.

Hubert Dewez, Bernard Baumal, Édith Pirson,
CARHOP-MOC, Bruxelles, 1995, 224 p., A4 - 7,50€



La mutualité chrétienne de Chièvres, 1888-1988

 

Étude réalisée à l’occasion du centenaire de la mutualité chrétienne de Chièvres.
Elle se base sur les archives de la société et sur le témoignage de ses membres.

Édith Pirson
CARHOP, Bruxelles-Chièvres, 1988, 46 p., A5 - 5€


Le mouvement ouvrier chrétien
1921-1996. 75 ans de lutte

Ce livre retrace l’histoire de la construction de ce mouvement chrétien, la naissance de la ligue et la construction de son identité en 1921, les «œuvres économiques», les relations parfois difficiles entre les fédérations et la «nationale», entre les Wallons et les Flamands avant la deuxième guerre mondiale, l’éducation et de la formation des travailleurs adultes, les enjeux fondamentaux. Le dernier chapitre est consacré à une chronique des années cinquante à nos jours.

Un ouvrage collectif CARHOP-EVO-MOC,
Bruxelles, 1996, 296 p., 15 x 21,5 - 10€


100 ans pour aborder le 21ème siècle. 1901-2001
Mutualité chrétienne - Province Luxembourg

Cette brochure a été éditée à l'occasion du centième anniversaire de la Mutualité célébré le 7 octobre 2001.


Victoire Cappe 1886-1927 - Une vie chrétienne, sociale, féministe

À la mort de Victoire Cappe, l’abbé Joseph Cardijn, très ému, témoigne : «Ceux qui ont vécu les années héroïques des débuts du mouvement social féminin chrétien reconnaîtront sans hésitation que ce mouvement n’aurait pas existé sans cette pionnière de l’apostolat auprès des ouvrières». Le professeur Jacques Leclercq, ami de Victoire, projette d’écrire sa vie, mais l’entourage immédiat de la défunte s’y oppose : «Publier sa vie est une chose souhaitable mais le moment n’est probablement pas venu pour le faire». Les énigmes nourriront les mythes…
Cette biographie exhaustive retrace la vie complexe et multiple de la dirigeante. Elle est élaborée à partir de plusieurs problématiques. Le récit de vie permet de comprendre la naissance et le développement du mouvement social féminin chrétien en Belgique, dans le double contexte du mouvement ouvrier démocrate chrétien et du processus d’émancipation des femmes. Par la formation, l’action et l’organisation des femmes, Victoire Cappe œuvre à leur intégration économique, culturelle et sociale, dans une société qu’elle veut radicalement chrétienne. À travers un itinéraire, l’étude évoque une époque, marquée par une subordination générale de la femme, par de profonds clivages idéologiques et par des antagonismes de classes. Surprenant à maints égards, la vie de Victoire Cappe fait aussi l’objet d’une approche psychologique, que rendent des sources qui ont pu être retrouvées. En recherchant les mobiles et les modalités d’un engagement religieux, social et féministe, on rencontre non seulement une dirigeante hardie et perspicace, mais aussi une femme fragile, tourmentée, malade, et une enfant profondément traumatisée.

Denise Keymolen
Presses Universitaires de Louvain Academia Bruylant CARHOP, 2002, 484 p., 15 x 22 - 24€


L'Ilon. Histoire du Mouvement Ouvrier Chrétien à Namur(1850-1980)

Une histoire ouvrière namuroise est-elle possible? La région namuroise n’apparaît pas dans l’historiographie sociale comme un bassin d’emploi industriel. Ce n’est pas non plus le lieu géographique des grands mouvements sociaux. Restituer ce passé ne semble donc pas, à première vue, aisé à faire. Pourtant, et c’est là l’intérêt des monographies régionales, l’histoire du mouvement ouvrier chrétien namurois est passionnante mais difficile. Passionnante parce qu’elle concentre toutes les tensions qui vont traverser le mouvement ouvrier chrétien de sa naissance à nos jours. Difficile parce que ce passé n’a quasiment jamais fait l’objet d’étude. Fondée par l’abbé Jean Pierlot, la Maison du Travail rassemble et coordonne l’ensemble des organisations chrétiennes. Elle s’inscrit dans la filière démocratique chrétienne. Et c’est là le premier lieu de tensions entre les catholiques, paternalistes et bourgeois, et «L’Ilon» où les travailleurs ont leur place. Cela se traduira sur le plan politique, par une lutte fratricide entre catholiques conservateurs et démocrates chrétiens au détriment de ces derniers. L’histoire du Parti populaire chrétien apporte donc un éclairage intéressant et neuf à la compréhension de la configuration politique de cette région de Wallonie. Le second nœud est la présence, voire l’omnipotence, de l’Évêché. Si l’Église donne le coup d’envoi et soutient l’émergence d’œuvres sociales chrétiennes dans le sillage de l’encyclique Rerum Novarum (1891), très vite, elle deviendra un frein. La troisième tension relève de l’opposition entre organisations socialistes et anti-socialistes, chacune cherchant à se développer au détriment de l’autre.
À travers ces récits, on perçoit les raisons de l’engagement social des témoins. On devine le moteur qui leur a permis de faire le pas pour s’engager dans un combat solidaire. Ces récits éclairent la face invisible de l’histoire institutionnelle. À travers eux, se profilent des centaines d’autres qui ne sont plus là pour témoigner. Faire l’histoire suppose aussi un lien avec le mouvement d’aujourd’hui. Quelles sont ses questions? Ses options? L’historien, dans ce cas-ci l’historienne, se doit donc de retracer ce passé et d’articuler son questionnement en tenant compte de ces débats. C’est ce qu’Hubert Dewez appelait «trouver et s’inscrire dans le sens de l’histoire du mouvement ouvrier».

Renée Dresse CIEP Namur-CARHOP, Namur, 2004, 288 p., 14,5x21,5 - 13€



Paroles de militants. Récits de vie de travailleurs chrétiens de
la Fédération de Charleroi–Entre-Sambre-et-Meuse–Thuin

Hommes et femmes de l’ombre, les travailleurs militants chrétiens ont, jour après jour participé par leur action sur le terrain à l’édification et au développement du syndicalisme carolorégien. Héros anonymes, leurs souvenirs auraient pu ne pas nous parvenir, si un groupe de syndicalistes pensionnés, épaulé par le CARHOP, n’avait pris la décision de sauvegarder cette mémoire qui lentement mais inexorablement s’efface. Ce sont donc vingt-quatre militant(e)s qui témoignent de leurs conditions de vie, de travail et de leur engagement afin de réinsérer l’histoire passée dans l’histoire présente et de mettre à la disposition des générations les plus récentes les informations nécessaires à la compréhension des phénomènes sociétaux. Des anecdotes, reflets de la culture ouvrière, complètent les récits qui sont également agrémentés de repères historiques. L’ouvrage contient en outre de nombreuses photos, certaines inédites.
À la base de ce projet : un groupe de syndicalistes pensionnés, épaulé par le Centre d’archives et de recherche en histoire ouvrière et populaire (CARHOP). Cet ouvrage a reçu le soutien de la FEC.


Sous la direction de Roger Timmermans et Vito Carvutto,
CSC Charleroi-ESEM-Thuin-FEC-CARHOP, 2001, 304 p., 14 x 21 - 8€


Marguerite Fiévez. Y croire dur comme fer

Le nom de Marguerite Fiévez a souvent été associé à celui de la Jeunesse ouvrière chrétienne féminine (JOCF) et à celui de son fondateur, Joseph Cardijn. Née en 1914 dans un milieu chrétien de la région de Huy, elle devient militante, puis permanente à la JOCF dès 1933. Durant l’entre-deux guerres, elle fut une des dirigeantes nationales de la JOCF. Après la guerre, elle participa à la création de la JOC Internationale (JOCI) dont elle dirigea le secrétariat jusqu’à l’adoption des statuts de la JOCI en 1957. Secrétaire de Cardijn durant dix ans, elle l’accompagna dans ses nombreux déplacements et l’assista jusqu’à sa mort en 1967. À travers l’interview qu’elle a accordée à Luc Roussel, on retrouvera les grandes étapes de la vie de cette militante mais également celles moins connues de sa participation à quelques moments marquants de l’histoire de l’Église belge et internationale ainsi que son combat pour le respect des droits des seniors. Pensionnée, elle se tourna vers une action militante locale au départ de la paroisse Sainte-Marie à Schaerbeek (Bruxelles), se préoccupant des questions relatives à l’immigration, l’urbanisme, ... tout en restant attentive au devenir de la JOC belge et internationale.

Luc Roussel et Lamya Ben Djaffar
CARHOP-JOCF, Bruxelles, 2002, 124 p., 14,5 x 20,5 - 10€


«La révolte des enfants de Cardijn» Trente ans après...

L’affiche (reprise sur la couverture de cet ouvrage) éditée à l’occasion du 1er Mai 1974 par la JOC de Wallonie et de Bruxelles fait grand bruit. Elle est le signe de modifications profondes à l’intérieur de la JOC : affirmation d’une identité ouvrière à partir des outils de l’analyse marxiste, remise en question de l’hégémonie de la référence chrétienne dans l’analyse et le positionnement du mouvement et de ses militants. C’est un événement phare de transformations internes importantes et de changements fondamentaux dans les relations avec le Mouvement ouvrier chrétien (MOC) et avec l’Église. Ce morceau d’histoire vécu par des hommes et des femmes, belges et d’origine étrangère, toujours acteurs aujourd’hui dans la vie sociale, économique et politique en Communauté française, peut nous interpeller. Comment ces hommes et ces femmes ont-ils vécu de l’intérieur ce que certain appelle une «crise» ? Qu’en reste-t-il aujourd’hui dans les relations que la JOC entretient avec le Mouvement ouvrier chrétien et l’Église? Comment comprendre avec recul ces évènements à partir de l’expérience concrète de ceux et celles qui l’ont vécus ? Tel est le pari de cet ouvrage. Donner la parole sous la forme de 15 interviews de 18 acteurs engagés dans la JOC francophone, à différents niveaux de pouvoirs, de responsabilités et dans différentes régions au cours de la période 1965-1985. Cet ouvrage permet d’entrevoir leur lecture des évènements pour comprendre avec lucidité l’évolution actuelle de la JOC et situer une expérience particulière, celle d’un mouvement de jeunesse, secoué par les changements importants de l’époque vécus par l’Eglise (Vatican II), la société (Mai 68) et le monde (décolonisation, guerre du Vietnam,…).

Récits de jocistes de Pontien Kabongo
CARHOP, 2003, 237 p., 14,5 x 20,5 - 12€


Raconter l’école

Ce dossier s’adresse à tous ceux qui s’intéressent au passé de leur commune.
Il propose une démarche active allant de l’animation autour du thème de l’école primaire, jusqu’à mener une
enquête collective sur l’histoire de l’école et aboutir à une production.

CARHOP-UCP, Bruxelles, 1988, 63 p., A4 - 4€


La CSC de charleroi témoigne. Récits de dirigeants 1945-2000


Seuls les individus qui ont été à un moment ou l'autre de leur vie sous le feu des projecteurs, et qui sont devenus de ce fait des personnages publics, ont la chance d'avoir laissé des traces de leur passage à travers les histoires, qu'il s'agisse des petites ou des grandes. Mais la vie des militants qui ont défendu des causes diverses depuis celles plus sociales ou humanitaires jusqu'aux engagements politiques, est tout aussi importante que celle, plus spectaculaire, des grands personnages. Cela parce qu'ils ont contribué à façonner, plus anonumement certes mais souvent aussi plus profondément, les destins de toute une catégorie sociale, de toute une génération, voire de toute une société et ce souvent d'ailleurs parce qu'ils n'ont pas agi seuls, mais en s'appuyant sur des réseaux, sur des groupes, sur des rassemblements...

 

CSC Charleroi - ESEM - Thuin - FEC - CARHOP, Bruxelles, 2007, 160 p., 15x21 - 10€

 


La CSC et le MOC dans le Kivu, le Rwanda et le Burundi de 1958 à 1961
Échange de lettres entre Jean Brück et Jules Fafchamps, dirigeants syndicaux

Jules Fafchamps nous livre dans ce texte une tranche d’histoire. Il le fait sans complexe, disant ses espérances, ses déceptions, ses questions et hésitations au cœur d’une période troublée et incertaine.
Dans ce travail, on ne trouvera pas, nous semble-t-il, de complexes rétrospectifs, ni de volonté impérialiste qui consisterait à développer une interprétation unilatérale de cette période d’histoire. Cela sonne juste! C’est puissant !

Ce faisant, le CIEP MOC de Bruxelles et le CARHOP entendent mettre à disposition un dossier pouvant éclairer sans a priori une période de l’histoire du Rwanda sur lequel on revient aujourd’hui sans arrêt pour expliquer ou justifier des politiques moins avouables.

 

CIEP-MOC Bruxelles • CARHOP, Bruxelles, 2009, 303 p., 17,5x22 - 30€

 


Les outils pédagogiques sur l’histoire du mouvement ouvrier en Belgique sont conçus pour la formation et l’animation.
Leur utilisation très souple permet au formateur ou à l’enseignant d’adapter le contenu
en fonction de son programme, du temps dont il dispose et du public auquel il s’adresse.
Cette collection se caractérise également par la diversité des supports
(dossiers, recueil de documents, montages audio-visuels, témoignages oraux, vidéos, …)
Chacun pourra ainsi développer des approches méthodologiques différentes.


1. Introduction à l’histoire du mouvement ouvrier avant 1914

Ce dossier retrace l’émergence lente et complexe de la classe ouvrière issue de ce que l’on a coutume d’appeler «la Révolution industrielle». Cette classe sociale se caractérise par une déconsidération morale, par une situation matérielle difficile, par une infériorité politique, juridique et sociale. Progressivement, elle crée des organisations chargées de l’encadrer et de la défendre. Le mouvement ouvrier est lancé. Il s’organise à la fois sur le plan international avec la première Internationale en 1864 et sur le plan national avec la création d’un parti : le Parti Ouvrier Belge.

Dossier 1 : manuel, repères chronologiques, recueil de documents, A4.
Montage n°1 de 86 dias s’accompagnant d’un livret ainsi que d’une cassette reprenant des chansons et des témoignages (location).

Épuisé (disponible à la consultation).


2. Naissance et organisation du mouvement ouvrier belge, 1830-1914

Comment les travailleurs vont-ils passer d’une atonie relative à une action revendicative organisée ? Le mouvement ouvrier se structure lentement, d’abord dans des associations de résistance, dans des coopératives et des sociétés de maintien des prix, pour aboutir ensuite à la fin du dix-neuvième siècle à un vaste ensemble prenant des formes très diverses : parti politique, syndicats, mutuelles, coopératives et sociétés d’éducation ouvrière. Ce mouvement va ainsi, malgré des freins importants, (non-reconnaissance des syndicats, inégalités politique,…) prendre de l’extension et toucher un nombre de plus en plus important de travailleurs.

Dossier 2 : manuel, repères chronologiques, recueil de documents, A4.
Montage n°2 de 67 dias s’accompagnant d’un livret ainsi que d’une cassette reprenant des chansons et des témoignages (location).

Épuisé (disponible à la consultation).


3. Le pluralisme dans le mouvement ouvrier belge

Pourquoi le mouvement ouvrier, à peine créé, s’organise-t-il dans deux réseaux parallèles d’organisations ouvrières prétendant s’inspirer de philosophes différentes ? Pour répondre à cette question, il faut analyser les conflits qui divisent la bourgeoisie durant les premières années de l’indépendance. L’enjeu, c’est la place de l’Eglise dans la société civile. D’une part, il y a les partenaires de la laïcisation de la société et, d’autre part, il y a ceux qui accordent un rôle important à l’Église. De ce conflit naît le parti libéral en 1846 et le parti catholique ensuite. La mise en place progressive d’une troisième force, le parti Ouvrier Belge (1885), va modifier les rapports entre les deux autres partis. Le mouvement ouvrier socialiste s’inscrit également dans le projet de la société. Le bloc catholique, en regard de l’influence grandissante de ce dernier et sous la pression de la question sociale, secrète les germes d’une branche catholique du mouvement ouvrier.

Dossier 3 : manuel, repères chronologiques, recueil de documents, A4.
Montage n°3 de 53 dias s’accompagnant d’un livret ainsi que d’une cassette reprenant des chansons et des témoignages (location).

Épuisé (disponible à la consultation).


4. Introduction à l’histoire du mouvement ouvrier dans l’entre-deux-guerres

L’entre-deux-guerres est une période de transition entre une période qui s’achève –une société née de la révolution industrielle– et une période qui commence, la société de consommation. Elle va être le lieu d’expérimentation et de gestation d’idées nouvelles.
Le dossier décrit le contexte international dans l’immédiat après-guerre. Il analyse ensuite successivement la crise économique des années 1930 et ses conséquences politiques, économiques et sociales, la montée de l’extrême droite et enfin, la vie quotidienne au temps des «années folles» et des années de crise. Ce dossier sert de cadre de référence pour les dossiers 5 et 6.

Dossier 4 : manuel, repères chronologiques, recueil de documents, A4.
Montage n°4 de 80 dias s’accompagnant d’un livret ainsi que d’une cassette reprenant des chansons et des témoignages (location).

Épuisé (disponible à la consultation).


5. Les conquêtes du mouvement ouvrier après 1914

La condition ouvrière au 19e siècle se caractérise par une situation matérielle «inhumaine» et par une déconsidération sociale. C’est dans ces deux sens que le mouvement ouvrier organisera son action dès qu’il sera devenu assez fort pour agir. Dans l’immédiat après-guerre (1919-1921), le mouvement ouvrier connaît un apport de force en sa faveur. Il va lutter et obtenir l’égalité politique, l’égalité pénale, et revendiquer l’égalité économique. Il s’attachera aussi à améliorer les conditions de vie des travailleurs. Parmi les nombreux thèmes possibles, le dossier analyse la lutte pour la maîtrise du temps de travail et par personnalisation du salaire, c’est-à-dire le droit pour chacune d’avoir un revenu quelle que soit sa situation : malade-chômeur-pensionné. Ce qui anticipe en quelque sorte notre système de sécurité sociale, mis en place en 1945.

Dossier 5 : manuel, repères chronologiques, recueil de documents, A4.
Montage n°5 de 75 dias s’accompagnant d’un livret ainsi que d’une cassette reprenant des chansons et des témoignages (location).

Épuisé (disponible à la consultation).


6. La contre-offensive bourgeoise et ses répercussions

Durant l’entre-deux-guerres, la bourgeoisie essaye de récupérer ce qu’elle a dû accorder sous la pression du mouvement ouvrier. Ainsi, elle va donner des responsabilités politiques aux représentants du mouvement ouvrier. C’est le ministérialisme. Cette participation au pouvoir influe sur les pratiques des organisations. C’est le réformisme. Enfin, elle intègre le mouvement ouvrier dans des structures plus contrôlables, des commissions paritaires. On parle dans ce cas d’intégrationisme. Sur le plan social, la bourgeoisie essaye de limiter les effets des grandes victoires ouvrières. Ces atteintes portées par le pouvoir bourgeois aux droits sociaux engendre la colère du monde ouvrier. Les grèves de 1932 en sont l’expression. En 1936, par contre, la grève traduit le désir de ramener l’action sur le terrain ouvrier, en réaction à l’institutionnalisation des relations industrielles.

Dossier 6 : manuel, repères chronologiques, recueil de documents, A4.
Montage n°6 de 79 dias s’accompagnant d’un livret ainsi que d’une cassette reprenant des chansons et des témoignages (location).

Épuisé (disponible à la consultation).


7. Le syndicalisme avant 1914

Cet outil traite de l’histoire du syndicalisme, des premières formes d’associations professionnelles (compagnonnages, sociétés de maintien de prix et Chevalerie du Travail) à la naissance du syndicalisme moderne. Deux mouvements syndicaux, défenseurs des intérêts des travailleurs, se développent.
L’un, socialiste, se situe dans le courant de la laïcisation de la société et constitue une réponse aux abus du système libéral. L’autre, chrétien, se construit en opposition au succès du socialisme chez les ouvriers, rejette la lutte des classes et met en évidence la défense de la religion catholique.

Dossier 7 : manuel, repères chronologiques, recueil de documents, A4 - 15€


8. Le syndicalisme durant l’entre-deux-guerres

Durant l’entre-deux-guerres, les syndicats socialiste et chrétien connaissent un essor considérable bien que différent. Ils constituent désormais une force avec laquelle le patronat doit composer. Mais outre la défense des intérêts de leurs membres, les organisations ouvrières, en particulier le syndicalisme socialiste, doivent faire face à de nombreux problèmes internes. Ainsi, le syndicat socialiste qui est en majorité de type réformiste, est continuellement en but à la tendance «gauchistes» de son mouvement qui défend des thèses plus radicales. L’entre-deux-guerres est aussi une période de restructuration des deux grands syndicats belge avec la concentration du pouvoir de décision au sein de leurs instances nationales.

Dossier 8 : manuel, repères chronologiques, recueil de documents, A4.

Épuisé (disponible à la consultation).


9. Syndicalisme au féminin - vol.1 - 1830-1940

Les femmes sont un problème. Où sont-elles ? Pourquoi est-il difficile de les syndiquer ? Sont-elles différentes à la solidarité ouvrière ? Ces questions traversent, comme un leitmotiv, toute l'histoire du mouvement syndical. Nous sommes parties à leur recherche et avons parcouru un siècle et demi d'actions sociales, à travers les auteurs classiques de l'histoire sociale, les archives, les travaux plus contemporains sur le travail féminin... et nous les avons trouvé partout. L'outil pédagogique Syndicalisme au féminin, publié en 1990, a servi de trame de départ mais il a été entièrement revisité et augmenté. Le premier volume va du pré-syndicalisme à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Les travailleuses s'engagent mais pas n'importe comment, ni à l'importe quel prix. Elles font la grève, avec enthousiasme. Certaines, dans les organisations, sont des militantes accomplies. Mais les retours sont maigres. Le découragement les guette. La méfiance est de mise quand il s'agit de leur autonomie et quand elles revendiquent un espace spécifique qui, dans les différentes périodes étudiées, leur est bien souvent nécessaire pour oser s'affirmer. Les travailleuses sont considérées à la marge, comme étant de passage dans le champ professionnel. Mais progressivement, les esprits évoluent. Elles acquièrent petit à petit, cette double légitimité et sur le marché du travail et dans le mouvement syndical. Mais là, nous entrons déjà dans le deuxième volume qui traitera des années quarante à nos jours.

Marie-Thérèse Coenen • CARHOP, Bruxelles, 2008, 320 pages - 30 €



Réalités populaires en Brabant wallon.
Documents relatifs à l’histoire des travailleurs de 1830 à 1980

Il s’agit d’un recueil de sources qui traite de l’histoire sociale du Brabant wallon.
Il tente de répondre à la question : le Brabant est-il depuis toujours cet éternel dortoir des Bruxellois ?

Cellule mémoire populaire du Brabant wallon
Nivelles, 1982, 2 tomes, 180 p. et 175 p., 14,5 x 21 - 13,50

 


Jumet. Nos industries au passé

Ce petit ouvrage raconte les souvenirs d’anciens de Jumet à travers les rues et les établissements de Jumet.

Collectif mémoire ouvrière de Jumet
CARHOP, Jumet, 1988, 64 p., A5 - 5€


Des travailleurs témoignent, 1886-1986

Récits sur la condition ouvrière à Seraing au dix-neuvième et au vingtième siècle.

«Au moment où je suis sorti du charbonnage, on pouvait prendre sa pension après 30 ans de mine. Comme j'avais 21 ans d'activité, je me suis dit que neuf ans ne risquaient peut-être pas d'aggraver très fort mon état de santé. Et puis on réfléchit: plus on a de la poussière à l'intérieur, plus difficile a-t-on de respirer. Dans ce cas, on aspire fort pour s'aérer et ainsi on avale davantage de poussières. Et l'on aggrave son état.»

Cellule mémoire ouvrière de Seraing
CARHOP-MOC, Seraing, 1986, 165 p., 15 x 22

Épuisé (disponible à la consultation)


Travailleur d’où viens-tu ?

Des travailleurs prennent la parole et racontent leur passé. Un jour, ils ont quitté leur village, leur famille.
Ils sont venus de Flandre ou de plus loin, de Pologne, d’Italie, de Grèce ou de Madrid et ensuite de plus loin encore, de Fes ou de Konia.

Équipe mémoire ouvrière de Seraing
Équipes populaires - CARHOP, Seraing,
1993, 211 p. 48 ill., 14,5 x 20,5 - 12,50€

 


Verviers et ses industries. Des travailleurs témoignent

Ce livre est une contribution à l’histoire ouvrière de la région verviétoise, ancien centre lainier international. Il rassemble des témoignages d’anciens sur leur vie quotidienne et professionnelle. Il ne s’agit pas d’un manuel d’histoire, mais bien d’un livre de vie.

Équipes populaires aînés de Verviers
Verviers, 1993, 240 p., 57 ill., 14,5 x 20,5 - 12€

 

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