2.
Le choix du suffrage censitaire

DEFUISSEAUX Léon, Les hontes du suffrage censitaire, Bruxelles, 1887 (Collection Carhop).

Le Congrès, quant à lui, va opter pour le suffrage censitaire: la fortune étant censée garantir l’indépendance de l’électeur et son intérêt pour la prospérité de l’État, la nouvelle Constitution et la loi électorale n’accordent le droit de vote qu’aux seuls censitaires et stipulent que, pour être électeur, il faut «être Belge de naissance ou avoir obtenu la grande naturalisation, être âgé de vingt-cinq ans accomplis et verser au Trésor de l’État la quotité de contributions directes, patentes comprises». Le cens est alors de 20 à 30 florins pour les campagnes et de 35 à 80 florins pour les villes.

Le peuple, qui fait la révolution, est exclu du pouvoir. Quant aux femmes, elles ne sont même pas évoquées. Les électeurs appartiennent donc majoritairement à l’aristocratie et à la bourgeoisie, mais on trouve également de nombreux agriculteurs et des cabaretiers.



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2005 CARHOP
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