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La vie quotidienne



Habitations types «Fonds du Roi Albert». (Collection privée)


Lavoir à Seraing. (Collection Carhop)

Si les conditions de travail sont pénibles, les conditions de vie ne le sont pas moins. Les familles ouvrières s’entassent dans des logements exigus dépourvus de confort et d’hygiène. Le menu quotidien se compose de pain, de pommes de terre, de légumes. La viande est un luxe réservé aux riches. Pour oublier un instant sa condition, l’ouvrier cherche dans l’alcool un moyen d’évasion.
La préoccupation du sort de l’ouvrier existe. Certains patrons construisent des logements, prennent en charge leur santé. Ils ouvrent des magasins d’alimentation, s’occupent de l’éducation des enfants. Mais les ouvriers se méfient de cette bienveillance patronale qui les emprisonne. Charité privée et paternalisme patronal sont les seuls secours de l’ouvrier. Les pouvoirs publics refusent d’intervenir suivant le principe du libéralisme économique. Il faudra les émeutes de 1886 pour que le monde bourgeois soit un peu ébranlé et envisage les premières mesures sociales.

 

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