Pages : • 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13Accueil

Travailler et vivre au Val Saint Lambert


     


(Archives du Val St Lambert, Collection Carhop)


(Archives du Val St Lambert, Collection Carhop)


(Archives du Val St Lambert, Collection Carhop)

 

Pour en savoir plus :

L'art verrier en Wallonie de 1802 à nos jours, catalogue de l'exposition organisée par les villes de Charleroi, Liège, Mons et Namur, Crédit Communal, Bruxelles, 1985.

Témoignages d'anciens ouvriers des Cristalleries recueillis à Seraing et à Namur par le Carhop. Certains d'entre eux ont fait l'objet d'une publication : Louis Maréchal, tailleur sur cristaux au Val Saint Lambert, dans Au Travail !, 26 avril 1975, p.7; Des anciens ouvriers se racontent. Travail et Société à Seraing d'hier et d'aujourd'hui, dans l'Information, 18 février 1983, p.6-7.

Vercheval, G.; Vervoort, J. et Thiry, M., Verreries en Wallonie. Photographes d'hier et d'aujourd'hui, Charleroi, Archives de Wallonie, 1983.

L'industrie verrière a toujours été liée à l'histoire de la Wallonie, et ce, depuis la période gallo-romaine. C'est au 19e siècle que se développe véritablement cette industrie.
La région liégeoise va se distinguer notamment dans le domaine de la gobeleterie de luxe. Des manufactures naissent: les Verreries d'Avroy, les Verreries de Chênée et de Vaux-sous-Chèvremont, les Verreries nouvelles d'Aigremont.

Les Cristalleries du Val Saint Lambert, établies dans une ancienne abbaye du 13e siècle à Seraing, sont fondées en 1825 et vont concurrencer les autres verreries principalement par leurs productions artistiques.
En 1836, la Société Générale de Banque rachète l'entreprise qui se voit octroyer le haut patronage et l'aide financière de Léopold Ier. Les cristalleries entament alors une ascension fulgurante qui leur procure une place de choix sur le plan international.

«Aux Cristalleries, le patronat avait tout organisé pour que les besoins des travailleurs et de leur famille soient rencontrés dans l'enceinte de l'entreprise. Des vies entières s'écoulaient ainsi dans la cour du Val.
Mais "faire le mur" n'avait pas de secrets pour jeunes et moins jeunes..., friands d'amusements extérieurs car la grande porte était fermée à 22 heures.»

Dès 1971, les Cristalleries ont subi plusieurs restructurations. En 1975, à la suite d'un nouveau déclin de l'entreprise, et devant de sérieuses menaces de restructuration et de licenciements, les ouvrières et les ouvriers veulent sauver leur outil de travail: ils occupent leurs ateliers et assurent une partie de la production ainsi que la vente.


(Collection Carhop)


Après la Seconde Guerre mondiale, confrontées à des problèmes financiers, les Cristalleries du Val Saint Lambert cèdent la place à une société anonyme «Manufacture et Cristaux du Val Saint Lambert».


Les bousillages

Souvent quand un verrier avait quelques instants, il prenait un morceau de verre et réalisait des petits animaux, des ostensoirs qu'il sortait en cachette et revendait à la Batte de Liège... 

«L'apprentissage était très long, cette usine engageait des jeunes.
Pour avoir une main-d'œuvre qualifiée, la direction avait installé une école de verrerie»


(Fonds Val St Lambert, Collection Carhop)

(Fonds Val St Lambert, Collection Carhop)

(Fonds Val St Lambert, Collection Carhop)
Pages : • 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13Accueil