
Syndicat
des Mécaniciens, 1911, J. Bondas, Histoire anecdotique
du Mouvement ouvrier au Pays de Liège, 1955.
«Sera punie d'un emprisonnement de huit jours à deux
ans, et d'une amende de cinquante à mille francs, ou d'une
de ces deux peines seulement, toute personne qui, dans le but de
forcer la hausse ou la baisse des salaires, ou de porter atteinte
au libre exercice de l'industrie ou du travail, aura commis des
violences, proféré des injures ou des menaces, prononcé
des amendes, des défenses, des interdictions, ou toute autre
proscription quelconque soit contre ceux qui travaillent, soit contre
ceux qui font travailler.»
«Il
en sera de même de ceux qui auront porté atteinte
à la liberté des maîtres ou des ouvriers,
soit par des rassemblements près des établissements
dans lesquels s'exerce le travail, ou près de la demeure
de ceux qui le dirigent, soit en se livrant à des actes
d'intimidation, soit en provoquant des explosions près
des établissements dans lesquels s'exerce le travail ou
dans les localités habitées par les ouvriers, soit
en détruisant, ou en rendant impropres à l'usage
auquel ils sont destinés, les outils, instruments, appareils
ou engins de travail ou d'industrie.»
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Soumis à des conditions de travail et de vie difficiles et
en l'absence d'une législation destinée à les
protéger (ils n'ont pas de droit de vote), les ouvriers se
sentent isolés. Rapidement, des revendications, principalement
salariales, voient le jour mais elles ne rencontrent pas souvent
un écho favorable. Petit à petit, les travailleurs
comprennent la nécessité de s'organiser et ce, grâce
à l'action sur le terrain du mouvement socialiste. En 1885,
le Parti ouvrier belge est fondé. Sa première revendication
est d'ordre politique: il veut l'obtention du suffrage universel
(un homme = une voix). Des améliorations sociales sont exigées:
salaire minimum garanti, établissement de la journée
des huit heures, abolition de l'article 310 du Code pénal
qui punit les meneurs de grève, loi sur le contrat de travail...
Le Parti socialiste va, dès lors, développer un réseau
d'organisations capables de répondre à l'attente des
travailleurs: création de mutuelles, de coopératives,
de syndicats, de cercles ouvriers, ...
Inauguration
de la première Maison du Peuple de Seraing,
J. Bondas, Histoire anecdotique du Mouvement ouvrier au Pays
de Liège, 1955.
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