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(Collection
FN Herstal)

(Collection Carhop)

Chambre de tailleur à domicile.
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Les
conditions de travail sont inhumaines. Les journées sont
longues: 10 à 12 heures de travail sont des moyennes fréquentes.
Les lieux de travail sont malsains : les ateliers sont mal éclairés,
mal aérés, l’hygiène est inexistante.
Les accidents sont nombreux, les maladies professionnelles aussi.
On ne vit pas vieux quand on est travailleur!
Ducpétiaux, dans son ouvrage sur la condition physique
et morale des jeunes ouvriers publié en 1843, constate
que l’ouvrier est considéré comme un instrument
ou un outil… «Lorsque l’outil est ébréché,
on le rejette, lorsque l’instrument est usé, on le
remplace. Pour un homme qui meurt à la tâche, il
y en a dix tout prêts à subir la même chance
pour aboutir à la même fin… ». Une catégorie
de travailleurs est particulièrement exploitée:
ce sont les ouvriers à domicile. Tisserands, éjarreurs,
couteliers, dentellières travaillent de longues journées,
dans une seule pièce qui sert à la fois d’atelier
et de logement.
Pour être embauché, l’ouvrier est tenu de posséder
un livret qu’il dépose au bureau de l’entreprise
lors de son engagement. C’est une véritable arme
entre les mains du patron. Sur le livret est indiqué le
contrat passé entre l’ouvrier et le patron. Si l’ouvrier
veut quitter l’entreprise, le patron peut lui refuser de
lui rendre son livret tant qu’il estime que le contrat n’a
pas été exécuté.
Dans le domaine du droit civil, l’inégalité
existe aussi. En cas de contestation relative au salaire, l’ouvrier
doit apporter les preuves de son accusation, le maître,
lui, est cru sur parole. En cas de litige entre patrons et ouvriers,
l’affaire est portée devant un tribunal spécifique:
le conseil des prud’hommes. Il est composé de fabricants,
de commerçants, de contremaîtres, d’ouvriers
patentés… c’est dire que les jugements ne se
feront pas souvent en faveur de l’ouvrier !

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